Tu imagines un tableau. Vert. Jaune. Rouge.
Un assemblage fruité qui existe toute l'année.
Un dégradé qui ne fait que changer.
Chaque ton domine tour à tour.
Tu peux venir le voir chaque jour, il vaut le détour.
Un flou coloré emplit de détails.
J’ai l’idée de t’aimer, de t’idéaliser et de m’imaginer.
Un bâtiment. Un long couloir. Tout y résonne. Les portes ouvertes. Des tas de portes. Des pièces. Vides.
Esthétiquement parlant, elles sont toutes identiques mais au fur et à mesure de ma visite je perçois une identité propre pour chacune d’entre elles.
Je ne sais pas ce qui a pu se passer ici. J’imagine juste d’après ce que je ressens.
Scruter les murs. Des mosaïques de petits carreaux. Tout est du carrelage ici. Du sol au plafond. Et comme je l’ai dit, ça résonne.
J’aimerais ne plus entendre mes pas. Ma respiration. Etre au dessus de tout. Seulement penser, imaginer, inventer. Ne plus avoir que ma tête pour rêver.
Et survoler chaque pièce. Y rester. Deux minutes. Quinze minutes. Une heure. Me perdre dans chacune d’elles.
Et ce couloir. Lumineux et obscur en même temps.
On nous dit immortel, cruel et sensuel.
***
Tu me tiens dans tes bras. Tu es froid. Mon cœur chauffe. Mon corps se réchauffe.
***
J’ai crayonné sur un cahier mes dernières pensées.
Pensant profondément en finir maintenant.
Mais j’ai rêvé d’être sauvé sans me l’expliquer.
Un visage cruel m’a semblé irréel.
A mon réveil, il ne restait que deux tâches rouges.
Le bruit du silence n'a que peu d'importance,
Avec de la chance tu sauras oublier la distance.
Je me suis arrêté,
Tu t'es retourné,
J'ai attendu,
Tu m'as confondu.
J'ai envie de sentir ton souffle sur ma peau,
De savoir que quand je suis avec toi il fait toujours beau,
D'attendre le soir venu pour te retrouver,
J'ai envie de savoir que tu seras toujours le premier.